Le prix du baril de pétrole est à 16h05 à son plus haut niveau depuis un an et demi ce jeudi 1er avril 2010 à New York à 84.74$, dopé par l’affaiblissement du dollar malgré la progression des réserves pétrolières américaines. Il est monté pendant les échanges à 84.74 dollars, fdépassant son plus haut niveau de l’année (83,95 dollars), atteint en janvier, qui était alors un sommet depuis octobre 2008. Hier mercredi 31 mars 2010 A Londres, sur l’InterContinentalExchange, le baril de Brent de la mer du Nord à échéance identique a gagné 1,42 dollar à 82,70 dollars. "Le dollar s’est un peu affaibli, et il y a habituellement une relation inverse" entre évolution du billet vert et des cours du pétrole, a relevé Bart Melek, de BMO Capital Markets. Un billet vert plus faible rend le brut plus attractif pour les acheteurs munis d’autres devises. Selon M. Melek, le marché pétrolier a aussi été encouragé par les commentaires issus du Forum international de l’énergie, qui réunissait pays producteurs et consommateurs mercredi à Cancun, au Mexique. "Ce que j’en retiens, c’est que les gens prévoient une bonne croissance économique, et une bonne demande de pétrole", a indiqué l’analyste. Dans le communiqué final, les ministres des pays présents ont réclamé un marché de l’énergie "aussi transparent que possible" pour combattre la "volatilité" des prix. Les cours n’ont que brièvement réduit leurs gains après la diffusion des statistiques hebdomadaires du département américain de l’Energie (DoE) sur les réserves pétrolières des Etats-Unis. Elles ont révélé une nouvelle hausse, plus forte que prévu, des stocks de brut (+2,9 millions de barils), et une progression inattendue de ceux d’essence (+300’000 barils), rappelant l’abondance actuelle de l’offre. Ceux de produits distillés ont baissé de 1,1 million de barils, mais les analystes s’attendaient à un recul plus marqué. Ces chiffres "concernent la semaine dernière", a indiqué Adam Sieminski, de la Deutsche Bank. "Ce marché semble avancer davantage en se basant sur le sentiment (des opérateurs) quant à l’avenir. Il y a des attentes de hausse de la demande", a-t-il ajouté. Selon le DoE, sur les quatre dernières semaines, les Américains ont consommé en moyenne 19,2 millions de barils par jour (mbj) de produits pétroliers, soit une hausse de 2,9% par rapport à la même période l’an passé. Autre signe encourageant pour la demande dans ces chiffres, selon M. Melek, les raffineries ont une nouvelle fois accéléré leurs cadences, alors que les excès de stocks les avaient poussé à fonctionner au ralenti ces derniers mois. Le marché n’a pas réagi à l’annonce par le président américain, Barack Obama, de l’ouverture à l’exploration pétrolière de nouvelles zones au large des côtes, affirmant que ce choix "difficile" était motivé par la nécessité d’assurer l’indépendance énergétique des Etats-Unis. Parmi les zones concernées figurent le large des côtes de Virginie (est) et de nouvelles parties du golfe du Mexique (sud). En revanche, d’autres zones sensibles comme la baie de Bristol en Alaska (nord-ouest) et l’ensemble de la côte Pacifique, notamment la Californie, ne seraient pas concernées source afp |