Copenhague, la Chine et les Etats Unis seront présents

Publié le par BATICHAUFFE

La Chine a annoncé aujourd'hui pour la première fois un objectif de réduction chiffrée de ses émissions de gaz à effet de serre par unité de PIB de 40 à 45% par rapport à 2005 en 2020, à dix jours de l'ouverture de la conférence de Copenhague sur le climat, a rapporté l'agence Chine Nouvelle.

"C'est une action volontaire prise par le gouvernement chinois en fonction des conditions du pays et une contribution importante aux efforts mondiaux pour lutter contre le changement climatique", a déclaré le Conseil d'Etat.

L'annonce chinoise intervient au lendemain de celle de la Maison Blanche sur la venue du président américain Barack Obama à Copenhague où il proposera une baisse de 17% des émissions de gaz à effet de serre des Etats-Unis en 2020, puis de 30% en 2025 et de 42% en 2030 par rapport aux niveaux de 2005. Chine et Etats-Unis sont les deux plus gros pollueurs de la planète.

La Chine a par ailleurs annoncé qu'elle serait représentée au sommet de Copenhague par son premier ministre Wen Jiabao.


source AFP
26/11/2009


Barack Obama se rendra le 9 décembre au sommet de Copenhague sur le réchauffement climatique. La venue du président américain a été saluée par les Nations unies qui la jugent essentielle pour la conclusion d'un accord dans la capitale danoise. Washington y proposera une réduction d'ici 2020 de 17 % de ses émissions de gaz à effet de serre, par rapport à 2005, a annoncé la Maison-Blanche.

Barack Obama ira ensuite à Oslo pour recevoir son prix Nobel de la paix, mais n'a pas l'intention de revenir dans la capitale danoise pour la fin de la conférence, qui se tiendra du 7 au 18 décembre. Les autorités danoises ont annoncé dimanche la venue de 65 chefs d'État et de gouvernement sans en donner la liste exhaustive.

La position de Barack Obama dans les négociations internationales sur le réchauffement climatique a souffert de la lenteur des débats au Sénat américain. Un projet de loi fixant l'objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) à 17 % d'ici 2020 par rapport à 2005 a été adopté par la Chambre des représentants. Le projet de loi en débat au Sénat propose 20 % de réduction. Une baisse de 17 % d'ici 2020 par rapport à 2005 correspond à une réduction de 3 % comparé au niveau de 1990, un objectif bien moins ambitieux que ceux d'autres pays industrialisés. L'Union européenne s'est ainsi engagée sur une baisse de 20 % par rapport à 1990. Washington s'engagera également sur une baisse de 18 % des émissions de GES d'ici 2025 par rapport à 1990 et de 32 % d'ici 2030.

"Donner un élan"

"Nous collaborons avec les Danois pour que la venue (d'Obama) donne un élan maximum aux négociations", a souligné Michael Froman, conseiller adjoint du président américain sur la sécurité nationale et l'un des négociateurs à Copenhague. Les Nations unies ont exhorté les pays industrialisés à davantage d'efforts en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre. "Il est essentiel que le président Obama assiste au sommet sur le changement climatique à Copenhague", a dit Yvo de Boer, secrétaire exécutif de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC). Lors d'une conférence de presse diffusée de Bonn sur Internet, il a dit espérer qu'Obama, "par sa venue, puisse faire se concrétiser ce qu'il a dit lors de sa campagne électorale (de 2008) - que Copenhague doit être un succès". Yvo de Boer a souligné qu'il attendait aussi des États-Unis qu'ils s'engagent financièrement à aider les pays pauvres à faire face aux conséquences du réchauffement.

L'organisation de défense de l'environnement World Wildlife Fund (WWF) a également salué la venue annoncée du président américain dans la capitale danoise et a dit espérer qu'il y retournera, si nécessaire, lors de la phase finale du sommet "afin qu'on parvienne aux engagements qui s'imposent".

La plupart des pays participants ont renoncé à l'espoir de parvenir à Copenhague à un traité énonçant des objectifs contraignants sur la réduction des émissions de GES et l'aide aux pays pauvres, mais ils espèrent pouvoir en attendant conclure un accord politique.

 

source :Reuters Le Point.fr

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Publié dans Communiqués de Presse

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