Emplois verts : les énergies renouvelables restent la locomotive
Le cabinet de recrutement Michael Page publie une liste non exhaustive de 17 fonctions "vertes" en plein développement et de leurs rémunérations.
EDF énergies nouvelles éoliennes à la pointe du Cap Corse - AFP/Olivier Laban MatteiQuel est le facteur commun entre un chef de projet hydraulique fluviale, un chef de projet acoustique et un responsable d'exploitation de traitements de déchets ? Tous sont des emplois verts ! A l'instar d'un juriste spécialisé en droit de l'environnement, d'un chef de produit commerce équitable ou d'un gérant spécialisé en investissement socialement responsable, tous ces professionnels exercent les "nouveaux métiers" tendance écolo recensés depuis deux ans par le cabinet de recrutement Michael Page.
Quelques jours après la publication de l'étude annuelle de l'Ademe consacrée au marché et à l'emploi dans les énergies renouvelables, qui mettait en avant la création de 90 000 emplois en France depuis 2006, le spécialiste du recrutement des cadres expérimentés a dressé une liste "non-exhaustive" de 17 fonctions liées aux emplois verts et de leurs rémunérations.
Première du genre, l'étude met sans surprise en lumière le dynamisme particulier du secteur des énergies renouvelables, dans lequel les profils sont en train de s'affiner. "C'est le secteur qui recrute le plus", explique Nicolas Vermesch, directeur général de Michael Page France, en charge de l'étude, en précisant par ailleurs que l'entreprise réalise désormais 15 à 20% de son activité avec les emplois verts - soit le recrutement de 300 à 400 cadres par an -, contre 2 à 5% en 2007.
Les postes de chef de projet en solaire, éolien, photovoltaïque ou biomasse, dont les rémunérations oscillent entre 40 et 70 Keuros, constituent actuellement "la locomotive de l'emploi vert" ; le seul secteur des énergies renouvelables représentera d'ici à 2020 quelque 60.000 emplois, contre 5.00 aujourd'hui, mais l'étude de Michael Page s'attache également à évaluer des profils moins techniques, dans le développement durable, le commerce ou la finance équitable.
"Il faut se méfier des appellations "emplois verts"", précise toutefois Nicolas Vermesch. "Chez Michael Page, nous entendons par là des emplois nouveaux issus de nouvelles pratiques sur lesquels nous avons été sollicités par les entreprises, mais nous estimons que demain, dans trois-quatre ans, toutes les fonctions de l'entreprises pourront être concernées par le développement durable".
Pour l'heure, en matière de développement durable, seuls les grands groupes ont créé des directions dédiées mais les choses sont en train d'évoluer. "Depuis six mois, les grosses PME, de secteurs assez divers, commencent à y venir".
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